08/05/2007

A TOI COEUR D'ALBATRE

saintgeorgeterrassantledragon1504aa

 

Les clochards au coeur d'orge,

Clampins de seigle exquis,

Les dragons Nuits-Saint-Georges

Ecorchés dans la suie...

 

Les cracheurs de feu triste,

Chaloupeurs sans le masque

De Merdier Gras, trappistes

Aux étoiles en bourrasques...

 

Les marquis feutrés noir

Se démarquant l'heure H

En fumées-désespoir,

Qui le jour gisent en taches...

 

Les nez Farinelli,

Sniffant leur vie castrée

Par le viol de harpies

Dans la poudre haut-perchées...

 

Je leur souhaite au sens

Propice et figuré,

D'écluser ta lactance

En propres nouveau-nés.

 

 

EDOUARD

 

tomwaitsyu

 

22:24 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

04/05/2007

HYMNE A LA CREATION

Jonglons les mots les sons slammons slalomons,

Construisons-nous des temples de Salomon

Dont les soubassements seront nos inconsciences,

Et les piliers fruits de vies en contre-danse...

 

Fruits mûrs des maçons francs qui contrebalancent

Les non-dits, les civilités du silence;

Que soient lettredorisées sur les frontons

Nos entorses en torsades à la tradition!

 

Que les araignées dans les plafonds se ré-activent

Pour métisser des toiles en forme d'ogives,

Des splendeurs à nouer les gorges du Tarn,

Que les envôutés soient percés de lucarnes...

 

Et de flèches à Cupidon de part en part!

Que la fleur au noir et l'immaculée déception

S'envisagent opalines à l'autel des beaux-arts,

Que le pire et le meilleur coupolent en chansons!

 

Que les entrées soient garnies de poivre et ciel,

De statues de sel qui regagnent la mer

Et ses poissons d'argent dans la baie d'arc-en-miel,

Qui fait fondre l'écaille en larmes d'éther!

 

Décorés d'ombres chinoises et flou d'opium,

De fioritures en volutes iconoclastes,

Nos temples seront un hymne à tous les hommes

Incendiant le marbre au-delà des castes!

 
 
EDOUARD

10:44 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook |

A TRISTAN, CULTURISTE EN JACHERE

picassobuste

 

Blancheur gazoilée d'une infirme colombe...

Et que lit-on sur son front sinon "pigeon"?

Il est Tristan, transi dans sa cata-combe,

Où saigne en couloir un espoir moribond.

 

Quel regard profond pourrait lui décerner

L'oscar du tendre, dé-cerner ses yeux crevés

D'un trop-plein de rien, quelle Yseut pour demain?

 

Il dit c'est la quadrature d'un cercle fermé

A sa vie assaisonnée d'automne chagrin,

De complimensonges et poivre trop fin.

 

Qui va les emperler d'une oeillade animale,

Ses yeux lunaires affamés de quilles cinq étoiles,

Et qui visent un strike en révisant leurs cratères?

Dilemme à perdre la boule: plaire ou se complaire...

 

Tristan dans sa bulle, éclatant d'auto-sculpture

Dérivative, l'adrénaline de l'oubli...

Au corps noueux trahi par un velours pas mûr,

Coeur peau de pêche, noyau dans l'eau de nuit.

 

 

EDOUARD

10:38 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

01/05/2007

PERSPECTIVE

ninahagen

 

Blague à part je déconne

A partir des adieux;

Plus rien ne me résonne

En ma caisse que tu veux...

 

Quai sans brume et Morgan,

Je fixe l'horizon

De tes yeux de haran-

gueuse, ils seront légion

 

A passer l'arme à gouache

Aux présages anthracite,

A cracher du potache

En flanc-tireurs d'élite...

 

A passer larve à gauche,

Bander mouton...adroite

Fleur de pavé qui fauches

En faux cils, billes d'agate,

 

Va te faire mettre en ruche

Le miel sonnant d'enflés,

Position de l'autruche,

En aveugle entubés.

 

Si l'un d'eux ne succombe

A ta morgue en chemin

De la passion des nombres,

Il sera libre enfin

 

De tout larguer dans la

Bombance des électrons!

La fissure est en moi...

Gare à toute explosion!

 

 

EDOUARD

 

10:39 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

29/04/2007

AUTOPSY II

Je naquis d'un orgasme fulgurant,

L'esprit tordu cambré comme en réplique

Aux séismes de câpre et poivre blanc,

Sur un matelas crevé de poux cosmiques.

 

Mon cri losange mort par striangulation,

Cri primal étouffé par les lampions

D'esprits carrés fuyant les bas-côtés,

Annonçait déjà mes crashs embermudés.

 

Je n'acquis le don de déchochotter

Les moulins de mon coeur grand qu'à vingt ans,

Pour moucher la morgue aux pantins moulés

Dans le gaufrier de cons sans poivre blanc...

 

Confisqueurs d'âmes s'enfarinant les vices,

Pompiers pyros, pierrots de lune fielleux,

Confiseurs dealant bâtons de réglisse

Et barbes-à-papa qui ricanaient bleu.

 

Pris d'assaut par les hormones et bouillant

D'impatience à la vue de Blanches-Neiges

D'un blanc cassé par leurs nains de parents,

Je torchai l'anarchie pour d'autres arpèges.

 

Et j'égrenai mes notes en dissonnant

De gaucherie sur d'âpres droitures arctiques,

Me pris les doigts dans les portails clinquants,

Portes ouvertes aux claquettes en pompes à fric.

 

Triangle à cordes, harpe en fer déjà roux,

Coupures au coeur et fils qui se dénudent,

J'ai pété l'aplomb de machines à sous,

Payé crash un strip aux Folies Bermudes.

 

 

 

EDOUARD

 

 

20:22 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

28/04/2007

A TOI, NON PAS TOI, TOI, OUI, C'EST CA!

 
cogneur1

 

Cogneur de vers à soie

Droits, métronomiques,

A soi-disant de toi,

A soie synthétique...

 

Collant remisé,

Bas de gamme et faux cils,

D'un idiome brouté

En méthode Assimil...

 

Prêcheur d'idées reçues

En troupeau docile,

Bourge aux pamphlets qui puent

La conscience tranquille...

 

Guettant d'un air caniche

Lauriers de Césure

Et statues d'Hémistiche

Aux concours d'enflures...

 

Enfileur de lombrics

Libres comme l'air

Aux ventres de tes pairs

Aérophagiques...

 

Ré-actionnaire fossile

Qu'on cote en bulle,

Zéro pointé d'un style

Merdeux que j'encule...

 

Pétroleur de mouettes,

Vieille planche à vapeurs,

Carotteur d'esthète

Voilé gras pilleur...

 

Ta création ne vient

Pas d'un divin souffle,

Mais d'un pet de lapin

Qui tringle en pantouffles.

 

 

EDOUARD

 

 

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25/04/2007

POEME SOBRE D'AMITIE

yeuxmarrons

 

Tu es soleil à ta façon

Quand tu m'accueilles en ta demeure...

Quand l'illustre en morte saison,

L'illustre poire est sans lueurs.

 

Tu es candeur, voix de candy

Pour mes humeurs couleur café;

Bien sûr il est d'âcres jours gris

Où ne suffit le sucrier.

 

Tu es la grâce, et maquillée,

D'un naturel hallucinant;

Ton sourire ample a la beauté

D'un oiseau roi venu d'Orient

 

Tout en éclats de majesté...

Ton âme aux miroirs choco clair

M'avait jadis élecrisé

En un regard, en deux éclairs.

 

Lit floral au jardin secret,

Je voyais sur l'herbe étendue

La belle amitié que jamais

Je n'oublierai, même dans les nues.

 

Mais il fallut me ressaisir,

Et balayer la confusion

Entre symphonie et désir

De t'aimer jusqu'à l'abandon.

 

Reste un choeur à la verticale,

Et c'est déjà pas si mal.

 

 

EDOUARD

11:02 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |