18/07/2007

BARBU NOUVEAU-NE II

helpmetreop

 

Tel un silence après le "shut",

On s'impose au laid milieu

Des coeurs ambitieux qui chahutent,

Notre silence est plus fort qu'eux...

 

Ou tel Guillaume avec son arc,

On se fend la pomme à tous vents;

Qu'il fait doux te mener en barque

Au clair de lune hallucinant

 

De nos soirées transcoïtales,

Blabla bidon tu te bidonnes,

Et puis sur les coussins t'affales...

A mi-parcours nos coeurs bourgeonnent.

 

La vie est trop courte bien sûr,

Avec toi quel accéléré...

Si tu me trouves une autre allure,

Je veux m'essouffler à tes pieds.

 

Tel un bon génie sans sa lampe,

J'aurais l'air d'un spectre égaré

Sans tes yeux, ces feux de ma rampe,

J'en serais fou presqu'à lier.

 

 

 

EDOUARD

18:16 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

14/07/2007

AVANT...

self portrait2

 

Je menais un train de vicelard,

Il a roulé quelques années...

Sur les quais flottaient les mouchoirs

D'éphémères mal aimées.

 

Camées d'un soir, en herbe stars,

Mineures parfois sans crier gare...

Tisons d'amour ou bien frigos,

Je les prenais sans distinguo.

 

Vidange! Et je pliais bagages

Pour ne jamais finir en cage

Ni déchaîné par un amour

Moins partagé de jour en jour.

 

Car j'en avais bavé, crapaud

Pour l'une et cochon pour telle autre...

Vrai, je n'étais pas Casano-

va ni l'avatar d'un apôtre.

 

Je fuyais torché cet enfer,

A cheval sur ma fantaisie:

Croisière en mer, croiser le fer,

Et mon désert serait l'oubli...

 

Croisière en mer avec sirènes

De ballets très éronautiques;

Croiser le fer en quarantaine

Avec le bon sens et l'éthique.

 

Viva la fiesta, sus aux cons!

J'ai failli perdre la raison...

La mer aux fabuleux poisons,

Me chantait: "Viens toucher le fond".

 

Mais l'amour vint tourner la page,

Alors la mer s'est retirée

De mes pensées, dans le sillage,

Mon train de vice a déraillé.

 

 

EDOUARD

 

angeladert

 

21:10 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

12/07/2007

SOUVENT ...

lacène1

 

Croire en Dieu,

C'est croire au mieux

En un clair eau-delà

De la boue d'ici-bas,

C'est notre bouée...

C'est juste un peu

Les gris miroirs

Alouetter...

C'est dans les conflits

De cécité

Se poudrauzieuter...

Entre soeurs lointaines

Et deux sniffs,

Entre frères

Au dégoût festif,

-Esprit de camascaraderie

Et liens flous de parenthèse-

Pouvoir se rougepiffer

Jusqu'aux prochaines cérémonies

De dernière nécessité,

De dernière foutaise...

 

f261

 

 

EDOUARD

17:16 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

07/07/2007

HIPPOESIE

chevazlvoleat

 

Quand je m'étire en langueur

Au pays du mutin calme,

Quand mouchoir essuie mes fleurs

Vénénazes au vin-napalm,

 

Quand l'égo défunt pavane,

Prend son panard enchaîné

De lierres et de mains diaphanes,

Pour aujourd'huîtres pêcher...

 

J'entends l'amor me perler

En dialextase andalouse,

Mots qui rament avec beauté

Sur des boléros d'eau douce.

 

J'y retrouve alors celle qui

Déleste un peu ma nacelle

De ballon poulichinelle...

C'est l'envol d'hippoésie

 

Où s'exhalent de mes naseaux

Fumerolles hispano-rock,

Et se mélangent les pinceaux

De pâture à crins loufoques.

 

 

EDOUARD

 

11:48 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook |

03/07/2007

 AU VERSO

photo Katryn1

 

 

 

 

 

 

 

Voici venue l'ère du verso...

Mais s'il nous faut tourner la page,

Que ce soit recta sans rétro

Sur tous les brouillons d'un autre âge.

 

J'oublierai sans délai mes lignes

Aussi polies qu'un cul d'albâtre,

En calligraphie de joie digne

D'un moine hanté par Cléopâtre...

 

Tu oublieras les gribouillis

D'affection pour toi bien fictive,

Aussi vrai que l'on a failli

Gommer en toi la fleur lascive...

 

Quand sans oeillères, en crack pensais-je,

Ma ligne de conduite était

Celle d'un poney fuyant manèges,

Et les "je t'aime" à l'imparfait...

 

Je me cabrais pour des broutilles,

Accent grave erreurs de sédi-

tieux, je piaffais dans une impasse,

Une impatience en mon Parnasse...

 

Havre navrant de poésie,

Spleen en fanfare et facéties...

Je n'attendais que toi coquine,

Pour mettre le spleen en sourdine...

 

Et tourner la page aussi sec

En mouillant tes yeux de bonheur;

Alors foin de salamalecs,

Conjuguons le verbe "être" en choeur:

 

Je suis tu es surtout nous sommes,

Tout neufs dans l'amour et la baise;

Et qu'importe le reste en somme,

Le recto froid d'éparses braises.

 

 

EDOUARD

10:29 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

01/07/2007

CHANSON SIMPLE POUR SOFIA

sofiabynirtyu

 

C'est le jour du grand flash

Un Danube se perd

En ton coeur qui se cache

A l'appel du mystère

 

Mystère de l'amour

Laissons parler nos yeux

Sans peser ni le pour

Ni le contre et c'est mieux

 

Qu'avaler notre joie

Garder tous nos sanglots

Si profonds qu'ils se noient

Dans la bile à grands flots

 

Laissons parler nos yeux

Pleurons notre allégresse

Sans éteindre le feu

"Coupable" ô ma maîtresse

 

Ecrin de mes nuits bleues

Je n'ai d'yeux que pour toi

En qui perle un aveu

Tu n'as pour dieu que moi

 

Ne joue plus les esclaves

D'une ex-idole à cornes

Ton époux cette épave

A trésors diable borgne

 

Moi j'ai bien des trésors

A te faire oublier

Laissons parler nos corps

Rien ne compte à côté

 

Bannis tous les scrupules

Et la vaine inquiétude

Eclate-toi ma Bul-

gare après ce prélude

 

 

EDOUARD

20:19 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

28/06/2007

DEGLINGUE I

Marinetttrooop

 

Marinette a

Son lustre passé

Dans le détroit

Des Noeuds Coulés...

 

Son homme éti-

rant la nuit d'un an,

En lustres d'ennui...

P'tit fourreur sans

 

Levain qui se lève

Avec les moules

A gaufres, et crève

La mie de boules

 

En vers d'un bleu

Trop marginal,

Juste milieu...

Ou l'ami râle.

 

C'est plein de toiles

Chez Marinette,

D'escarres navales,

C'est jour-défaite,

 

De chiffons pour mieux

Moucher les cierges

Nus qu'elle asperge...

Crachin blueseux.

 

Son ciel étoilé,

Même en gamberge,

N'est pas tissé...

Fil de la vierge.

 

Dans le plafond,

Une araignée...

Trois mouches au menton

Mal dessinées...

 

Ainsi fait fait

La fêlée mygale,

Trois p'tits fours et

Les mouches avale.

 

Quand rien ne va,

Faut s'esquisser

Des ailes qui dansent,

 

Ou pointiller

Comme en taffetas,

Son noir silence...

 

Quand talent plat,

Se faire croquer

-C'est pas de chance-

 

La mouche à leurre

(De l'escrimeur)

Par une épeire

Folle ou ses pairs,

 

Qui se pavanent

Mygalomanes.

 

 

EDOUARD

 

 

 

12:03 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |