22/08/2007

A LA MUSE (IRREELLE?) II

entrelacs70

 

Si l'on battait de l'aile

Pour ailleurs s'envoler,

Sûr qu'en voix parallèles

On irait déchanter...

 

En ombres de nous deux

calci-nées sans soleil,

Couleur cendre de feu

Nos couplets nus vermeils...

 

Car tes chants seraient funèbres,

Ou bien trompe-remords,

Tape-à-l'ouïe pour des zèbres

Qui en perdraient le nord...

 

Zèbres cabrés, folles crinières

Aux vents de tes ardeurs

Factices; phares éphémères

Tôt rayés de ton coeur.

 

Et mes chants seraient d'automne,

Feuillets mots de chaleur

Perdue, fruits de Babylone

A suspendre les pleurs...

 

Et les sangsues au cou

De mon anatomique

Explosion de rires flous

Pour qu'elles se décollent, chic!

 

C'est alors qu'en nouveau pré-

Lude, on s'enverrait des fleurs,

Battant retraite au plancher

Des "va chercher ailleurs

 

Plus beau que l'entrelacs de nos coeurs,

Tu meurs!"

 

 

edouard_divers22

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16/08/2007

A LA MUSE (IRREELLE?) I

imagesvRETY

 

 

Ils s'étreignent en leurre à la Saint Valentin,

Se la jouent glamour, se houla-houppent;

Mais après le peep-show des coeurs à la loupe,

Ils s'éteignent encore, et c'est tintin...

Pour les "je t'aime un max", ils repasseront

Leur orgueil froissé par notre exemple:

Un havre hors-taxes et pas de transition,

L'hymne débranché qu'en rut ils samplent*

En un décor cliquetant de superflu:

Machines à bruitages et talk-over**...

Pour ne rien dire qui nous laisse sur le cul,

Comme au bébé le talc sa blancheur.

Car leur matière est grise et superficielle,

lls ne pourraient sans fard se mirer

L'un l'autre en astres bien au fond des prunelles,

Regarde-moi, tu es Milky Way**********

 

 

edouard_divers22

 

 

*                  Sampler: en musique, échantillonner

**                Talk-over: technique de  phrasé  utilisée 

                     dans les vieux blues, ancêtre du rap

********* La Voie Lactée

13:51 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

10/08/2007

NENUFABLE

nénuphazert

 

 

 

Plaqué sous un soleil inexact,

Nénuphar sans étang pleure au sol;

Sourd aux reinettes et consorts qui jactent,

Il flotte en pleurant son ras-l'bol.

Il n'attend plus la fée Clochette,

Il a grandi depuis longtemps...

La fleur qui l'a déserté jette

Sa corolle aux lys des rois paons.

Plaqué tout nu sans étang fixe,

Et sans son phare il n'est plus rien...

La fleur, sa Belle de Cadix,

A les yeux de velours éteints.

Son effeuillage lui vaut de l'or,

Fleur de buisson sans nénuphar...

Qui se voit reine en fleur à tort,

Car tarte à paons de part en part.

Chacun s'en sert pour un envol

Aux cieux gourmands de l'illusoire...

Avec leurs plumes en parabole,

Ils n'ont volé qu'un nénuphar.

 

edouard_divers22

15:17 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (20) |  Facebook |

05/08/2007

LUEURS PROMISES

 

llllpooooplayb

J'ai tant rêvé de soleils

En nombre pair déclinés,

J'ai guetté tant de soleils,

Mon ombre en est calcinée...

 

Car tendre mais sans l'ombrelle d'un doute,

J'expose un blanc crème aux ultra-violents

Rayons de ma raison qui s'égoutte

Au pas clair de l'une ou l'autre en sang...

 

En semblant d'étoile vierge et Mère

De la passion du Christal si pur

Mais fragile en mes secrets calvaires

De cal-vicieux Christ aux yeux cuits durs,

Jésus de série rose un rien stigmature...

 

Et quand le cristal se brise en désastre,

Il me reste un cratère de sélection

Où ma verve en éruption me décastre

Et fait feu vert à l'école en buisson...

 

Je m'incarne alors en Edouard-Moïse,

En chasseur ardent de lueurs promises,

Et fais feu des biches aux abois si chattes,

Feu de mon bois, leurs pupilles se dilatent...

 

Je dégrave enfin mes tables de lois cycliques

En un vol de colombe aux loopings amnésiques.

 

 

EDOUARD

11:13 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (22) |  Facebook |

30/07/2007

FUITE (EN AVANT LA LIBERTE)

loupgarourteop

 

Pousser son dernier soupirail,

Quitter le caveau quotidien,

Le klukluxklan couleur muraille

D'un ghetto rance au luxe ovin.

 

Fuir en loup le cocon lhaineux,

Les colliers dorés de façade;

A pas de velours, diable en queue,

Sans louvoyer tailler la rade.

 

Zoner loin de la bergerie,

Brasser la vie en crocs d'honneur;

A pleines incisives ou caries,

Croquer l'envie sans accroche-coeur.

 

Décrocher du porte-mental

Frac et smok' noir de clone fumiste,

Et la boutonnière aux létales

Fleurs de papier buvard, fleurs tristes.

 

Tout brûler sur le chant d'oubli,

Prendre la voie des Blancs Manteaux,

Vierges fourrures hirsutes et puis

Sous la lune, hurler "Ciao bêêêllo"

Au vieux bas-monde, en contralto.

 

 

EDOUARD 

17:44 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (21) |  Facebook |

24/07/2007

VICTOIRE

 
persan

 

Tout se danse et tout s'écrit,

Le nonsens et l'unique aussi;

Les faux soleils qui partent en vrille,

Les déités nues de l'ennui...

 

Tout se pense et tout se dit

Face aux yeux du miroir gris,

Les seuls qu'adultes osent affronter

Sans s'être un peu mascaradés...

 

Tout s'épanche et tout se vit,

Suffit de baisser ponts-levis;

Regagner les sables à modeler,

Et pierres à château croulent en V !

 

Tout se transe et tout se crie,

Couleurs et sons, leçons de vie;

Renaître aux  pelles et rateaux d'enfance,

Et sabler châteaux d'émouvance...

 

Tout s'offense et puis s'oublie,

Château Margot qu'on déshabille,

Qu'on dégraffe en diable des globes,

En rustre corsaire à mazout...

Humons, frôlons tantôt sa robe,

En chaton persan de chaloupe.

 

EDOUARD

 
 
ildesmorts

 

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18/07/2007

BARBU NOUVEAU-NE I

velvetunder

 

 

Je suis le barbu nouveau-né,

Fruit défendu de tes entrailles...

Entre I and you l'amour malgré

Que mon tailleur est sur la paille.

 

Loin des bourges on file à l'anglaise,

Et pas pour Venise ou Le Caire...

Qu'il me fait bon goûter la fraise

En ton sous-bois sans urticaire.

 

Tu me chiqui-tâtes, je sépare

Des peaux lisses en ondes de choc;

Ta pêche aux défaillances rares

Est régal et ton coeur mastoc.

 

Les pommettes aussi je savoure,

Tel un Newton après la chute;

J'ai découvert enfin ce pour-

quoi l'on s'attire et sans lutte,

 

Sans chataîgne verbale ou non...

Ta pulpe d'âme est mon salut;

Chercher noise ailleurs à quoi bon?

Sous ta pelure un coup de jus...

 

Mes doigts de gaffeur à la pelle

Ont le pouvoir d'électriser

Ce cul trop gnonmi, tes prunelles

De chatte inversent mes pensées.

 

 

EDOUARD 

 

 

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