26/11/2007

ZEN RENAISSANCE

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Lâcher prise de tête, au substan-ciel d'un cocktail,

Sans épithètes à claques intellectuelles.

 

Laisser justaucoeur et ceinture au vestiaire,

Etaler ses fleurs, détaler dans l'éther.

 

Longer le mur, froid de viande à laines écrues;

Zapper tout, au light-show des anges, sexe inclus.

 

S'éblouir gorge nue, sans soutien vocal;

Se bleuir coeur aux nues, sang d'amour astral.

 

Baptiser sa reine aisance aux gouttes laitières

D'un nimbus, liquescence qui roule au super.

 

S'échouer comme on divague, au brise-vague-à-l'âme,

De sables hors-sablier, où le temps se pâme.

 

 

edouard_divers22

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19/11/2007

BOIRE LA VERITASSE

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Un tissu de vérités, ça ne s'invente pas...

Mais ça se paravente aux aquilons

D'âcres et vilains souffleurs d'effroi:

Crapauds-buses, aquilins Nérons...

C'est l'empire des baves et morves à galons.

 

Une massue de mensonges, ça ne s'évente pas...

Mais s'abat comme un bas morceau, con-fiente

Chiure de mouette rieuse à

Décrypter sans l'antenne qui glande

Sous l'emprise d'un viagra de contre-bande.

 

Une issue sans voix, ça ne se vante pas...

Mais ça se couvre en impair, manque et passe

Au tragic-strip d'un poker las

Du macadam aux caméliasses,

Conter salades à soi-même dans l'impasse.

 

Un cossu gran cru, ça ne s'éviante pas...

Sinon le palais va se délustrer;

Car l'eau dans le vin se fourvoie

Quand noblesse n'est pas mesurée

En édulcorps, mais pieds de vigne vraie.

 

 

edouard_divers22

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12/11/2007

A LA FILLE MATRAQUéE PAR LES MâLES éTRIQUéS

pégase

 

 

Tu baîlles aux plumes éparpillées

Par les dindons du décorum,

Et sous l'édredon tu perds pieds

Loin du terre-à-terre et ses hommes...

Ding dong un carillon t'élève

Au rang d'ange à la note aigue,

Carillon d'or sonnant la trêve

Des plaies sans cri, des rires fourchus...

Les gongs des singes lourds en dragouille,

King-Kongs et frappadingues fripouilles

Qui se cognent des femmes-arpèges,

Te laissent rêveuse, la foire aux nouilles

Du Paris-Matchisme au Saint-Siège

Ne sacrilégera ta finesse

Qui se pégase au bois dormant,

Bulle jument-foutiste en dé-stress

Hors l'écheveau d'un jour pur sang...

Ressource-toi sans sourciller

Dans l'eau séraphine en naïade,

Pied-de-biche à l'oeil dépoudré

Pour émasculer mitroeillades

Aux combats cons du lendemain,

Slaloms entre les frimes valseuses

Bien pleines au propres masculin,

Qui se figurent en hard-crockeuses...

Qui te défigurent en fille creuse.

 

 

edouard_divers22

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05/11/2007

PAUSE COOLINAIRE

alicerertreu

 

Ratatouilles du bonheur,

Tourtes au champ' et fines fleurs,

Pommes d'amour au cumin,

Blond péché vénitien...

 

Veau d'or en mignonnette

Pour Eve à taille de guêpe,

Feuille de vigne farcie

Au four d'espiègleries...

 

Eventail de lardons

Quand moral en purée

De pois, piquants poisons

D'or sans filtre fumés...

 

Lâcher de citronnelles

Pour décoincer papilles,

Flambée au jack Daniel's

De banane en folie...

 

Cochonnailles qui font mal

Aux filiformules 1,

Abonnés d'la fringale,

Faites un break, faites le plein.

 

edouard_divers22

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25/10/2007

RETROVISION

 
hytf21

 

Epouvantail pilier de gare,

J'appelle en vain les oiseaux rares

Qui n'ont rien d'anges migrateurs

Pour une aumône aux petites heures...

 

Je vois des néons racoleurs

Promettre aux vautours noctambules

Un inoubliable quart d'heure

De rodéo sur une mule...

 

Mulâtre imbécile et si belle

Qu'on ferme un oeil sur ses silences,

Sur sa torpeur malgré laquelle

On espère un soupçon de transe...

 

Je l'ai fort bien connue jadis

A la merci de l'artifice,

La came était notre compagne,

Parfois nus battions la campagne...

 

Et aux aurores humides et froides,

Je me réchauffe en souvenir

De quelque lascive escapade

Sous le ciel en train de rougir...

 

Je revis cet instant sacré

Comme une vache de Bombay;

Déraison, flashback dissolvant,

Je voudrais m'y perdre souvent...

 

Que le présent n'existe plus,

Ni ces gens sourds bien entendu,

Ceux qui réservent leur amour

Aux coeurs vautrés dans le velours...

 

Quand moi je squatte la poubelle

D'un monde où la fantaisie dort,

Clochard habité par la belle

Rose éclose au vent de l'aurore...

 

Après une étrange parade

A la manière afro-cubaine,

Qui rend la raison marmelade

Et la libido souveraine...

 

Point d'orgue d'un amour défunt;

J'étais alors sapé milord,

Dans l'air flottaient son clair parfum,

Sa robe en soie bleue lamée d'or...

 

Et moi, défiant la gravité

Qui pourtant m'était coutumière,

Avec un humour si léger

Que je me sentais mongol fier...

 

D'être éclairé par le génie,

J'avais le sens de l'ironie...

Mais pluie de mort fine a chassé

D'un amour les ronds de fumée.

 

edouard_divers22

 

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16/10/2007

FLASH

 

Ton saint-frusquain de bazar,

Que j'auréole en diablotant

Par giclées de verge-encensoir,

A la beauté du faux-semblant.

 

Ce négligé flash donne un style

A ton échevelée candeur,

Quand des truies de salon s'épilent

Pour un soupçon de poil au coeur.

 

Ce frock'n'roll évasé

Comme un dandy sous Warhol

T'affiche un air moins blasé

Que Bowie singeant les folles.

 

Ce fuseau d'encre aussi souligne

Un profil d'Ariane androgyne;

Mais il faut lire entre les vignes:

Eve humide et sobre féline.

 

Sous ce fichu, cache-coeur

Aux fuschias bien motivés,

Vient d'éclore une fleur

Loin des vals siliconés...

 

Fleur de magma qu'on effeuille

A la folie, prends-en soin;

Lèvre pour lèvre, oeil pour oeil

En ce volcan de quatrains

 

Qui mes amours mortes soudain

Barbouille en pittoresques ruines;

Mille et un soir de blancs satins

Nous fait miroiter, lutine!

 

edouard_divers22

 

miyako ito2

 

 

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09/10/2007

ALCOVES EN SECRETS

angel

 

Dans les alcôves on secrète

Un jus de fruitées colombes,

Un don de soi qui se prête

Aux jeux de lumières et d'ombres.

 

Dans les alcôves on se crèche

En chairs à pécher le bon,

Se mire hors-cadre et se lèche,

Et s'encense en ascension.

 

Dans les alcôves on s'accroche

En tringles à rideaux brise-vitres;

On est voilages et valoches

A l'oeil, on se pointapitre.

 

Dans les alcôves on cisèle

Un diamant de sel volage;

On se roule des archi-pelles

Cunnilingues à coquillages.

 

Dans les alcôves on se zèle

A renverser la vapeur

Tiédasse des grisailles fidèles,

A rebrousse-poil, jungle au coeur.

 

Dans les alcôves on s'isole,

Kiosques aux tabous tamisés,

Où baille un blues voluté...

Du saint coït, l'auréole.

 

edouard_divers22

 

 

volutes

 

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