06/01/2008

SANS POESIE...

 
lune

 

Amis non  jurés de la lune, ennemis

Du tout tracé d'avance et du temps

Linéaire, esprits frappeurs et frappés,

 

 

Que seraient nos quartiers lunaires,

Si l'on en liftait les cratères?

Que seraient donc nos poésies,

Ces quartiers nobles, sans folie?

 

On irait mendier les croissants

D'un Pierrot doré funambule,

On irait par monts et par vents

Sans voir la moindre libellule.

 

On irait par mots et par vin

Mauvais piqueter nos trains-trains

D'immoral et de vicinal

En copié-collé serré...bral!

 

On nierait bien sûr l'impossible,

Passant les fantasques lunes au crible,

En baudruches aéropha-chics

Aux bas quartiers de prose en tics

 

Taquiner les coucous c'est moi-

Tié reprendre la libre plume!

Et du prêt-à-pioncer les lois

Brouiller! Baisons marteaux l'enclume!

 

aaaazeertyu

 

edouard_divers22

 

sword

 

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31/12/2007

DU DR FUCK A VULCANA

Sans titrecol

 

Strombolique et vésuvienne,

Méditarachnéenne,

Etnarc à flammèches et la

Coulée de bave en branle-bas-

Ventre insouciablement goinfre,

Clitoring my bell et couic,

Voici le camphre des nymphes

Qui s'épanche en italicks...

Puis ça clapote à l'anglaise,

Enfilade slow-rock où col

Déroulé je me balèze

En ton cul, m'extrapopole

Et tu files à toute allure

Un bon coton, tiges en bascule,

Et sans écran de sinécure,

Vers nuit d'enfer qui s'immacule

En pluie d'étoiles, tu maréchiales,

Fers en l'air, sans gêne et râles

En symbiose indégradable

Avec mes mots-valises, vocables

A poupées russes pour l'increvable

Jésus-fontaine, femme en croix,

Fervente au P'tit Sous-Bois

De Lit, coeur mirabelle

En diable tu te décibelles,

Sans queue ni tête aux baise-tout-droit,

Comme un néologisme à moi...

Faut l'câble !

 

edouard_divers22

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20/12/2007

SOMMEIL REVANCHARD D'UN COCU

 
41ZJMV02W0Lcooper

 

Quand je me hors-la-l'ouate
En moutarde amorale,
Quand mon ampoule 20 watts
Devient feu de bengale,
 
Qu'en mes steppes à loupures

Un loup se dém(e)utisme...
Cantates au vide-ordures,
En ogre à barbarismes...
 
J'allume sous leurs faux airs
Candides un bal de nymphes,
Je bitume en faussaire
Un Renoir de fleurs goinfres...
 
Me be-bop-a-lu-lâche
La bride en étalong
Candélabre à la page
X des "onze mille croupions"*
 
Que je plume en peloton
D'exécution coquine...
Au plumard cornichon,
Je les guillotétine
 
Pour des chapeaux-mamelons

Sur les sans circonflexe
"I" du zIzI tout con,
Quand sonne l'heure des cornflakes.

 

cornesdecocu

 

edouard_divers22

 

* oeuvre inédite personnelle, en clin d'oeil aux "11000

   Verges" d'Apollinaire

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17/12/2007

VIPERE AU POINT FINAL

Elle se meut, reine de la faux sans blanc,

Nue et froide comme un serpent;

Son sac en repos de chagrin, plein de malices,

Et de masques de béatitude factice...

 

Elle rampe, elle ondule, insinue,

Ou verticale, fière et continue,

Elle s'immisce en nos lies de calice,

La faucheuse du bien comme du vice...

 

Baiser de Judas pour tous les Jésus,

C'est parfois l'oeillade opiumisée

De la promesse d'oubli si belle, et cigüe

Pour taquineur de poisson masqué d'un "s" argenté...

 

Ses pupilles fixes, albinos,

Magnétisent alors jusqu'à l'os,

Et ses prunelles injectées de sans-pitié

Entortillent les coeurs aux verres fumés;

Quand sa langue au venin plus ou moins rapide

A pour les blaireaux sans flair des relents fétides...

 

Elle s'allonge en demi-mondaine et ronge,

Et vous presse en passant l'éponge,

Puis un jour d'éternel décembre resserre

Ses crochets de fer,

D'avant-goût d'enfer...peut-être!

 

 

EDOUARD ET ANNIE (2004)

 

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12/12/2007

A LA MUSE D'UNE EPOQUE

prince1999

Ras-le-cul de ta liberté conditionnelle,
Il t'a fallu fuir un bel âtre coinjugal;

Non dévoyée par des impératifs charnels,
Comme on le dit, mais pour à toi-même être égale.
 
Car ta certitude est ce que d'autres redoutent,
Qui chevrotent et font tout un plat, tout un fromage...
Et si les banqueroutes moisies des couples leur goûtent,
Reste étanche, ô roucoulante, à ces commérages.
 
Merveille en ce bas-monde inclassable ou presque,
Dont la plus étoilée des célestes fresques
Ne pourrait sans trahison rendre l'image
En 3D, Déesse en Diable et c'est Dommage
 
Pour l'art,  Ô toi l'aspirine indispensable
A ma raison qu'aussi d'autres enflures accablent;
Diane à Sagittaire au cul rare et flèches d'enfer...
Tu m'as touché-coulé en bronze, en bonze qui erre.

edouard_divers22

 

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07/12/2007

ANGE DECHU ?

 
hachy52

 

Je suis un ange

Aux ailes souillées,

Par une étrange

Envie d'errer...

 

Errer dans l'absence,

Le révolu,

Ce à quoi je pense

N'existe plus...

 

Je pense à ma pieuse

Et folle âme soeur,

Cherche ma Chartreuse

En d'autres liqueurs...

 

Mais leurs chants mielleux

Ont, pour ma fiole,

Un air de trop peu,

Voluptés frivoles...

 

Chansons d'âmes

En veine d'extase;

On se pâme,

Et puis l'on s'écrase...

 

Je crois en toi,

Fusée d'hier;

Je croise les doigts,

Fume des chimères...

 

Une eau limpide

Ruissellera

Dans mon grand vide,

Ma soif de toi. 

 

 

edouard_divers22

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02/12/2007

CRESCENDO D'E. N.

 
imagescresd

 

Dans les bennes...on ne met pas que les ordures...

Avant-cène...des Judas s'attablent en nos murs...

Coeurs de faine...à quoi bon leur presser le fruit sec...

Ces sans-gène...y a plus d'plaisir à leur clouer l'bec...

C'est des hyènes...les charognards ont le coeur blindé...

Pas en laine...crapulls à chenilles qu'on voit bêler...

Très amènes...qui nous rêvent à quatre pattes en laisse...

Comme leurs naines...ces bien tendres moitiés qu'ils rabaissent...

Des Le Pen!...prenons les stylos-plumes, volons pour elles

Des étrennes...en baisers cadeaux, ponts de Noël

Sur la Seine...pour qu'elles se mirent à nos beaux vers

De verveine...et ne saignent plus, des vers d'éther...

Yes but when?...quand bas de soie filent à l'anglaise,

Les Tranxène...Lupin feront des machos leur affaire...

Fleurs "payennes"...sachons les débrider sans le pèze...

Enfin zen...fleurs qui volent, papilles d'adultère.

 

edouard_divers22

 

 

 

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