13/03/2007

AUX CONNARDS QUI S'IGNORENT

  

Voici venue l'ère du blaireau,

Muscu standing air intello...

Sacrifions le fond à la forme,

Au diable la conscience hors normes!

 

Dissimulons pudiquement

Sous le boisseau des bienséances

Nos perversions nos sentiments

Plats, les Gainsbourg nous font offense!

 

De nos chefs aimons les idées,

Le plus fourbe a bien décidé...

Tant qu'il nous offre du boulot,

Rampons sous lui, rouge ou facho!

 

Et pions sur un grand échiquier,

Avec un oeil sur nos chéquiers,

Coulons-nous dans les plus beaux moules,

Bateaux sobres, craignons la houle!

 

"Bateau": le qualificatif

De nos berceuses préférées;

Feignons parfois, cerveaux chétifs,

D'avoir un faible pour Ferré

Quand le gratin loue ses délires;

Et si l'on croise un vieil anar',

Surtout ne pas le contredire,

Mais restons sourds à ses bobards!

 

Des canards lisons les manchettes

Pour meubler nos conversations

Misérables, on n'est pas des bêtes,

Le geste compte alors versons...

 

Des larmes de croco pour l'Afrique

Maigre et l'ozone, clous de l'info,

Mais si des blacks cherchent le fric

Et taillent nos zones: vade retro!

 

Partons vers les pauvres contrées

Pour nous initier au tennis,

Grâce au Club Méditerrannée,

Trous de balle et feux d'artifice!

 

Blaireaux soyons et fiers de l'être,

Envoyons le naturel paître!

 

Au nom du prospère, de l'artifice,

Et du simple d'esprit...

 

 

EDOUARD

 

 

21:22 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

11/03/2007

FOLIE DOUCE EN COMI-TRAGIC STRIP

EDOUARD898

Joli noeud papillon

Ce soir s'est envolé

Faire un tour au plafond

D'une étrange araignée...

 

Alors mon chapeau buse

A plumes l'a imité,

J'ai ouvert les écluses,

Et le blues a régné...

 

Quand ma queue d'hirondelle

Est allée se greffer

Quelque part sous le ciel

A l'oiseau mutilé...

 

Et mon froc rouge immense

A pattes d'élé-faon

S'est démis de démence:

Il se croit cerf-volant...

 

Puis mon slip kangourou

Se fit la belle à cloche-

pattes au-dessus des trous

Noirs du blues en bouloche.

 

Seules mes pompes à pompons

Fidèles m'étreignent aux pieds,

Me donnant l'air plus con;

C'est le strip d'un clown largué.

 

 

EDOUARD

 

 

10:41 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

08/03/2007

ELLE

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Elle est belle à ravir

La vedette aux catins

Dans l'Allée des Soupirs

Et de l'orgasme feints...

 

Elle m'appelle à gravir

Des échelles de Jacob,

Et, prélude à mon délire,

Celle du nylon sous sa robe...

 

Elle excelle à fournir

Des prétextes à son mal

De vivre pour jouir,

Mais n'y comprend que dalle...

 

Elle est celle à qui l'on tire

Sa révérence après l'amour,

Car il faut craindre le pire

De ses errances, ses faux discours...

 

Elle est seule à mourir,

De rancoeurs éperdue,

Nymphomane à vrai dire,

Grimpe en déconvenues...

 

Elle s'appelle Girouette,

Aux quatre vents décue;

Elle se fige, elle me jette,

Et j'en tombe des nues.

 

EDOUARD

19:57 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

06/03/2007

ABECEDAIRE FARFELU

jackson5

 

A

Brader (pour m'acheter une raison):

 

Chameaux gyrofardés d'un cirque ambulant,

Dromadaires à la bosse des maths, cerfs volants,

Eléphante qui se détrompe au strip poker,

Felliniens saigneurs, félins péto-manants,

Gazelles enfilant des strings aux lions pépères,

Hérons, petits hérons s'auto-tamponnant,

Impalas qu'on ne trouve pas ici non plus,

Jaguars qui friment et carburent au superflu,

Ko-Allahs traîtres mâchouilleurs de coca,

Lézard lève-toi, Redbull t'aidera,

Mastodontes aux moeurs légères et libertines,

Nounours éventrés par des poules à canines,

Otariens, mais vraiment plus rien pour cent balles,

Phoques hétéros qui pour des pingouines s'emballent,

Quarante pies voleuses, de Dali babas,

Rats d'égoût pique-assiettes et qui font du plat,

Sagouins fous s'éclatant la rate à plat ventre,

Tigresses SM tatouées de salamandres,

Ultra-paresseux fumeurs qui se les roulent,

Vaches à laids boutons, noirs poulpes d'encre,

Wallabis à voiles et à vapeurs qui soûlent,

X (combien au juste?)

Yétis me prenant pour un abominable

Zébre au disque rayé de vers minables.

 

EDOUARD

 

17:33 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

04/03/2007

VIES A RECOLLER ?

  Maratassass

 

Y a des charmants

Passés pour propres-à-rien,

Princes de coeurs et d'esprit...

 

Y a mes piments

Pour tes couacs féminins

Quand d'autres ont du candy...

 

Y a ces "comment?"

Dont on se passerait bien

Si l'on cueillait la vie...

 

Y a des mourants

Qui oublient le sapin

Quand mon chêne au vent plie...

 

Y a tes serments

D'ivrogne en bon chemin

Qui tombent à l'eau de pluie...

 

Y a le roman

Bavuré par un chien

D'aveugle sans merci...

 

Y a mon ciment

Roucoulé pour un coin

De soleil à minuit...

 

Y a des moments

Qui ne ressemblent à rien,

Pas même à ton oubli

 

 

EDOUARD

10:28 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

28/02/2007

A MES EX-PETITS COQS CHEFS

 

coqcoq

 

De bois j'avais souvent la gueule,

Mais pas la langue et ça fait tache!

Auprès d'un tas de fumiers seul

J'ai picoré trop de mots lâches...

 

Pour les coqs en chorale aux grains

De laideur maquillés de pleurs,

J'étais fin prêt pour le sapin,

L'ultime et plus sobre demeure...

 

Coma de fausse alcoolémie,

J'ai dégusté jusqu'à plus faim

L'inachevée sympaphonie

D'un orchestre de chérubins...

 

Mais resc-happé in extremis

Par le train-train chirurgical,

J'ai bien envie de crier bis-

Touri deviens mon crève-chorale...

 

Que je décoche à poumons pleins

Mes pointillés d'orgue céleste

En voix plus pointue qu'un fusain

Pour dé-crêter les immodestes!

lovertuy

EDOUARD

10:57 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

26/02/2007

JALOUSIE

  JALOUSIE

 

I

 

 

La nuit je bâtirai un  grand château de cartes,

Et t'y enfermerai de peur que tu ne partes;

Alors je retiendrai mon souffle d'éreinté

Par tout ce vain labeur empreint d'absurdité...

Lasse, tu viendras te suicider dans mes rêves

Pour accorder au noir supplice un blanc de trêve;

Il est hélas des impossibles jalousies

Qui font perdre la carte...sans trouver l'amnésie.

 

 

II

 

J'irai m'éclipser dans mes châteaux en Espagne

Si l'obsession de te perdre à nouveau me gagne;

Des fabuleux portails je baisserai les herses,

Sans redouter le froid bleu ni la folle  averse...

Averse d'archers rivaux, averse d'injures,

Aversion sans fondement pour coeur sans armure;

Puis las d'être cocu reclus dans mes chimères,

Je passerai de l'oubliette aux meurtrières...

Et ta froideur et tes manoeuvres de vipère

Verront de quel bois se chauffe un sagittaire;

Archer dans le désastre invincible en décembre,

Malheur à l'esprit pour qui tes reins se cambrent!

 

EDOUARD

18:14 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |