05/04/2007

UN PLAGIAIRE A SUCCES

(extrait de mon recueil "tribulations d'un plagiaire hip-hop-rap-R&B)

 

 

Muse ô ma poule aux oeufs d'or,

Pourquoi picorer toujours

Quand je cherche des accords

Dans une autre basse-cour?

 

Mes vingt refrains coquins n'ont rien

De neuf, mes psaumes ampoulés:

Des caquetteries..mais en un clin

D'oeil mes fans seront plumés.

 

Je rappe en gospel, jazz afro...

Mage à cloche-pied je danse,

Et frappe avec un look inso-

lite et masque de transe.

 

Mes shows sont autant de grands-messes

Où j'hypnotise avec adresse

Un troupeau très fluorescent

De pantins fêlés du tympan.

 

On se bouscule au portillon

Du maestro de l'illusion;

On crie au génie, on révère

Pour un air pas piqué des vers...

Mais à des Noirs, blueseux croque-notes,

Fils d'esclaves aux nerfs en cracotte.

 

EDOUARD

51147~John-Lee-HookerVVVVVV

 

 

10:17 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

03/04/2007

BLANCHE CROQUEUSE

dame blanche

 

Je vous suivais à la trace,

Blanche Neige ô poudre d'oubli,

Pour un soir briser la glace

En quelques morceaux choisis...

 

Choisis de mon répertoire,

Le fin du fin de la frime;

Vers luisants, plume-encensoir,

Zeste d'animal en prime...

 

Prime abord on s'est goûté,

Puis j'ai filé à l'anglaise

A vos plats de crudités,

Je rêvais ne vous déplaise,

 

Encore et toujours d'âme blanche,

Malgré l'ombre des nains louches

Qui vous envoyaient aux anges,

Vos gagne-pain, des gobe-mouches...

 

Tous roulés dans la farine,

Dégâts dans les portefeuilles;

Moi je vous aime en sourdine

Pour vos deux dents d'écureuil...

 

Petit air d'enfant bébête

Et mots d'amour à la noix...

Je vous aime, un vrai casse-tête,

Frêle et croqueuse à la fois.

 

EDOUARD

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11:30 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

28/03/2007

A TOI CHERE AMIE CHRISTINE

 

Tu es la mer avec ses atolls et du passé ses requins,

Mais David est ton étoile...

 

Tu es la terre compromise au clinquant d'un peuple élu par Caïn,

Mais David est ton étoile...

 

Tu es la neige aux cristaux d'ange où saignent les aiguilles de sapins,

Mais David est ton étoile...

 

Tu es la piste avec sa corde raide et son funambule incertain,

Mais David est ton étoile...

 

Tu es la bannière au vent flambant neuve et froissée pour un rien,

Mais David est ton étoile...

 

Tu es le ciel constellé de petits désastres au quotidien,

Mais David est ton étoile.

 

 

 

Et toi l'amie, l'étoile aussi,

De sa vie l'étoile de fond,

Qui puise au foyer d'un coeur farci

D'amour ses plus jolis rayons,

 

Je te salue pleine de grâce.

 

 

EDOUARD

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24/03/2007

 MON SUBJECTIF PRESENT

baconTTTTT

 

Avant mon déluge, rien:

Pas l'ombre d'un rondeau,

Pas une pluie de quatrains,

Pas même un vermisseau...

 

Puis la chair se fit verbe,

Chair aux impératifs

Singuliers, verbe aux herbes

Fines en coups de canif...

 

Verbe saignant d'amour

Meurtri, à fond de cale,

Verbe cinglant d'humour

...Surenchère à l'étal.

 

Verbe rose en collant

Au subjectif qui prêche

Le déconditionnement

Des chairs faisandées rêches.

 

Verbe vache en folie

D'abattoir virtuel,

Verbe qui boit la lie

Avant le cru charnel.

 

 

EDOUARD

11:19 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

22/03/2007

FOUETTAGE DE GUEULE

Catho branché cu-pide,

A l'humour gras du bide;

Dindon concupiscent,

Hautain même en pissant...

 

Ton humour a la saveur

Des "bons mots" que tu sers

En hors-d'oeuvre et par coeur

Aux fast-foudres adultères...

 

Rougeaud chasseur au G

PS en tape à l'oeil,

Tu ne peux bien tirer

Ton coup que par orgueil...

 

Et tu bafoues Dyonisos

En fiestas de Mascarade,

Rituel entre deux négoces

Où tes effets sont aussi fades:

 

Complet gris sous chic imper,

Ethique à liasses de pick-

Pocket, en sous-Dagobert

Quand le bon ton l'indique,

 

Tu retournes froc et veste

Avant le lèche-orteil

Des maîtres qui te détestent

Pas tous fringués pareil..

 

Affichant dans tout lieu saint

Un souci des traditions

Que tu fais passer, crétin,

Pour modèle dévotion...

 

Frissonnant au son du glas

Quand le Darfour te laisse de glace,

Iceberg à l'abri des frimas,

Tu frimes un max pour sauver la face...

 

En vérité je te le dis: c'est seulement quand

un coeur cesse de battre, que le tien bat

enfin pour lui.

 

EDOUARD

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19/03/2007

L'ESPRIT DE FAMILLE

PANTH7NEAAA

 

L'ongle Sam eut trois neveux:

Plume et Poil et puis Cheveu...

 

Plume avait l'art de monter

Sur ses grands chevaux sans selle,

Cheveu la peur de tomber

Dans la soupe aux vermicelles...

 

Quand Poil était bien peinard

Dans la main d'un chef de gare.

 

Plume un jour dit à Cheveu:

"Redresse-toi nom de Dieu,

Moi j'aurais plus fière allure

Au cul d'une oiselle impure...

C'est la peur d'être coiffé,

Mais tu ne peux y couper...

D'autres avant toi sont tombés

Dans ce tombe-eau qu'est l'évier!

 

Cheveu répondit: "Ma foi,

Aux grands vents comme aux grands froids

j'ai résisté, vois ma neige,

Alors pourquoi m'en ferais-je?"

 

Plume alors se fit sévère,

Dans les cages on ne rit guère:

"Tu sais Tif, les pellicules

N'ont rien de cristaux de glace,

Chétif au quotient de bulle,

Il vaut mieux que tu te casses!".

OEUTGYU

EDOUARD

21:34 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

16/03/2007

LOIN DES VIEUX DRAPS COMPLICES

pommeofloveN
imagesletterqsd

La soirée s'annonce amère au front qui se plisse...

Mise en plis noir-geai pleuré tes clins d'oeil;

Deuil de ma biche au pied leste au fond quel supplice...

Sous plis se décline à l'infini ton orgueil.

 

Mes rancoeurs à ton égard seront lettre morte...

Qu'importe l'heure où tu m'offris de planter

Des jardins de volupté qu'autres bises emportent...

Seul te reste le chiendent pour m'évoquer.

 

Tu m'as planté comme un saule éploré sans choix,

Pour suivre ton  fleuve altier nappé de  bromure...

Un soir y mis les "voilà fini" mais te noient

Les remords voilés d'une impossible luxure.

 

Ta vie n'est que luxe et confort aseptisants,

Loin des vieux draps qu'on plisse en tenue d'Eve...

Et s'il te faut remordre à contre-coeur dedans,

N'apporte pas le trognon pollueur de rêves.

 

EDOUARD

 

trognonpommeqqqsss

 

18:00 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |