06/03/2008

ERSATZ

 
pyramidetre

 

Je me taille en saillies, je m'étale en rivière,

En diamants d'encre d'un Nil éternel et fier...

A l'état brut en sous-roche aux ressources alanguies,

Puis Kéops inversé d'hiéroglyphes en toupie

Je pivote, humour en pointe, sans prendre mon pied

Qui se perd dans les flaques siphonées quand je sonde

A la torche du logique en brûlots ma blonde...

Je me noie dans les fautes d'accord, les rejets,

Notes implaquables après que j'ai glissé l'archet

Sur le violon désaccordé de ma petite

En feu-follet pour un tamiseur à pépites

Irisées, son amant d'hier et à jamais...

L'hymne étranglé d'un blues en bagues et froid couplet,

Refrain dans le vent qui s'entête et s'encapuche

En secret de polichinelle, secret d'autruche

Un temps les piles à l'air et la face enterrée

Pour que je la tire, mais en ersatz du passé,

Monet de rechange en flash, peintre impressionnant

Qui voit sur toile un peu trop déteindre l'amant

D'avril, un Douanier "Trousseau" de sa naïve

Entrée dans les arcanes où le nacre et l'olive

De fil en aiguille s'étaient découverts, vampés

L'un par l'autre, arabesques de chairs esquissées

Dans le vif éclair à la baguette imagique,

Pain d'épice éperdu, blanc d'éclat symphonique

En carré de mire quand moi, poids-plume à la gomme

Des souffleurs de vers bubblegum, ça m'assomme.

Alors je bats la démesure en flop modèle

Et je greffe aux chancres de l'ange un semblant d'ailes

Trop dépareillées, j'ai l'art aussi de brusquer

Par mes "pourquoi lui?" qui la dégomment et j'en souffre,

Allumette à poésie qu'elle allume en son gouffre

Pour de ses vingt ans goûter un peu la fresque...

Je suis machine à remonter le romanesque

Du temps, tremplin pour sa mille et deuxième nuit

En rétrovision folle au volant d'un tapis

Que je déroule, tapis rubis tapis de sang,

Boîtant comme un canard ouateux, travelling avant,

Fondu enchaîné sur le bleu zen d'une épure...

Mais ça cloche en ses thrillers internes, sa cuisine

Au formol qui me stigmatise, piètre doublure

En plain-chant périlleux sur l'amie trampoline

Qui m'a croqué la vie à dents rouillées de scie

Sauteuse d'humour; et "porc salut!" de l'amour-plongeoir

Je glisse, je retourne en claque aux torpeurs amphibies

Après le savon passé...je planche sur le noir.

 

edouard_divers22

 

 

10:31 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (19) |  Facebook |

Commentaires

J'ai soudainement envie de pain perdu....
Avec Edouard me murmurant suavement ce poème...

Mon appréciation est sans borne ! et ce n'est pas de l'ersatz !

Écrit par : Fée lidés | 06/03/2008

Merci pour l'info Commandant, je m'accroche a mon radeau de la vie... Pendant que toi tu es sur ta PLANCHE =) Tjs aussi bien amigo bye bye

Écrit par : ~?~ | 06/03/2008

Serait-ce un remix de jalousie à reculons...? Ce texte est superbe !!! J'y vois poindre ta souffrance pourtant savemment dissimulée par ton ironie, tes changements d'humeurs... et j'ai beaucoup de mal à t'imaginer en ersatz !

Écrit par : Or | 06/03/2008

ce soir je me suis perdue... oui oui perdu...entre le formol et l'amie trampoline....surement parce que je suis trop tiré de tout les cotés comme cette trampoline et que l'espace d'une seconde je reve de formol...sourire....
Je suis en pleine rénovation d'une nouvelle maison et seule j'avoue que ca fait plus que pas mal mais je tenais a te dire merci pour ton mot pour tes écrits et puis si tu veux j'ai des boites a déménager....hihihihi

qu'elle culot! sourire

et soupir......soupir??? ouais je retourne a mes taches....

bizarre de comm je sais.....

Écrit par : véronique | 07/03/2008

Bonjour Edouard... Magnifique toutes ces paroles que tu nous donnes…
Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur….Aussi difficile soit ta vie….…profites de chaque instant car tu n'en as qu'une !
Je te souhaite beaucoup de belles choses durant cette journée…
Bisous et amitié sincère.

Écrit par : Chadou | 07/03/2008

Kikou,
Voilà la dernière journée avant le week-end, je me sens pousser des ailes qui me conduisent jusqu'à toi.
Lorsque j'arrive ici, je sais que je dois lire ton texte au moins deux fois pour admirer et comprendre tes jolis jeux de mots comme toi seul peut le faire !
Je te souhaite un très bon vendredi.

Écrit par : Papillon6168 | 07/03/2008

Tu as l'écriture ... voyageuse au travers d'une grammaire de phrases voguant sur les ondes océanes allant d'un calme suave au tsunami ravageur ...
Quelle beauté !!!
Bon week-end cher Edouard.
Jean-Pierre

Écrit par : L'enthousiaste | 07/03/2008

kikou Un peu de douleur masquée derrière de l'humour c'est très beau.
J’espère que tu vas bien.
En espérant attirer le soleil j’ai revêtu mon look de printemps
Je te souhaite bon week-end et douce semaine
Gros bisous.
COCO !
http://cedricangel.skynetblogs.be

Écrit par : COCO ! | 07/03/2008

... Je ne suis pas venue depuis quelques temps sur ton blog, que je redécouvre avec plaisir. =)
Toujours d'aussi beaux textes.
J'espère que tu vas bien.
Bises
Ps: J'ai changé de blog, lien du nouveau ci-dessous. Je ne reviendrai surement plus sur tristange.

Écrit par : tristange | 07/03/2008

hello des mots, des phrases, un assemblage du tout, et cela donne cette jolie chose que tu as écrité.

ah j'oubliai je suis le clone de Marie 1475mm, pas encore naine, mais certainement la dernièe des piggmée.

bisous

Écrit par : Marie | 09/03/2008

Bonjour,

Tu aimes lire ?
Je t'invite à découvrir un blog sur Paulo Coelho.
Amicalement.

Écrit par : Plume61 | 10/03/2008

L'oiseau a son nid, l'araignée as toile, et l'homme l'amitié. William Blake
alors c'est avec toute mon amitie que je viens te souhaiter une bonne journée
bisous

Écrit par : caline | 10/03/2008

des mots... qui s'emboitent, s'encastrent, s'embrassent et se défont. un pur bonheur esthétique et sonore tant leur musique est belle et touchante. Je suis sous le charme Edouard. Bouleversant! mais vas-tu bien?
je te souhaite une bonne nuit. Je t'embrasse!

Écrit par : mimi | 10/03/2008

Oh là ! Quelle verve, quelle morgue ! C'est superbe et s'enchaîne bien et longuement. Il y a de la douleur là-dedans mais de la force aussi... Du grand art. Ton grand art !
A ce soir, si je le puis. Pour ton atelier...

Écrit par : Michel Bailleux | 11/03/2008

Dans un texte, un livre entier, c'est ainsi que je la ressens cette petite merveille. Encore une fois, incomparable dans l'alliance des émotions, des images, des notes.
Bisous Edouard,
A bientôt,
Moi aussi j'espère que tu vas bien.

Écrit par : | 11/03/2008

Bonjour, Belle symphonie de lettres et de jeux de mots sur un accord de notes, peintes sur la toile...
Je te souhaite une bonne journée.
Bisous

Écrit par : SOLEDAD | 11/03/2008

Kikou,
Demain, P'tit Papillon reprend le chemin du travail, cela va être bizarre après 10 mois. J'espère que j'aurai encore l'occasion de venir papillonner afin de prendre de tes nouvelles.
Je te souhaite une très belle journée.

Écrit par : Papillon6168 | 12/03/2008

Bonne nuit.

Écrit par : Tito | 12/03/2008

Coucou C’est toujours un agréable moment pour moi de passer visiter ton blog pour te dire bon week-end et belle semaine à suivre.
Méga bisous doux.
COCO !
http://cedricangel.skynetblogs.be

Écrit par : COCO ! | 14/03/2008

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