30/05/2007

ET LA MUSE AURAIT PU CHANTER

Jecristttt

 

Dans ta triste masure,

Où l'amour se lézarde

Bien plus que tous les murs,

A pleurer des hallebardes,

 

J'ai trouvé la grimace

Qui fait fondre les masques,

Percer la carapace

D'un coeur au froid sans frasques.

 

Ton coeur est poinçonné,

Mon rictus assassin...

Je viens à point nommé

Bousculer ton train-train...

 

Ton carcéral parcours,

Un aller sans détours;

Moi je suis plutôt pour

Un jamais sans amour...

 

Sans amour qui déraille,

Et qui dérouille ainsi;

Veux-tu je me débraille,

Et la brouille est finie...

 

Brouillard de vivre ou non...

Viens mater dans l'azur,

Matou dadouronron,

Ma chatoyante allure.

 

EDOUARD

 

 

 

10:21 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook |

REGARD MARIN

  
yeuxbleus

 

Ton regard m'envoie dans la lune

Où l'absence est appelée Mer,

Où la Terre est un bleu de prune,

Reflet de tes perles à mystères...

 

Ton regard sans fard me chavire

Dans la Mer de Tranquillité,

Moi qui n'avais pour tout dire

D'un seul porte-voix pas assez...

 

Ton regard vrai me porte à faux,

Je m'inscris nu dans le non-dit;

Ton regard neuf touche au cerveau

Comme un silencieux dernier cri...

 

Ton regard marin n'indiffère

Que les aveugles d'Epinal,

Et loin des lieux communs s'affaire

A brouiller les pistes du mâle...

 

Ton regard marrant quand tout pleure

Autour de nous mais quelle aubaine!

Ton regard mouillé quand les fleurs

Vont se flétrir alors me peine...

 

Ton regard en coin me décentre,

Et je perds les bourgeois repères;

Ton regard chaud c'est de la cendre

Qu'on foule aux pieds de quelques vers

 

EDOUARD

10:11 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

18/05/2007

MYSTERE

questionmark
 
Soyons l'un pour l'autre mystères,
Surs ou sucrés dans l'incertain;
Entre deux eaux, la tête en l'air,
L'amour sera notre festin.
 
Cuisons nos rêves au bain-marie,
A l'abri du peuple bêlant...
Belle anguille reste, je t'en prie,
Sous ta roche encore un instant.
 
Profilons nos ombres amphibies
Sur un banc d'algues en filigrane,
Et sans corriger les coquilles
De vers moulés d'ambre océane.
 
Masquons nos plongées dans les cryptes,
Nos courants d'art pur en cabbale;
Hiéroglyphons des nuits d'Egypte
En fruits de gloire pyramidale.
 
Glorifions nos échappées belles
Dans les criques où l'amour se croque
En à-peu-presqu'il ou presqu'elle...
Silhouettes esquisses équivoques.
 
 
EDOUARD
 

 

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15/05/2007

LUNAISON POETIQUE

moon50

La lune a sa face
Cachée que le poète,
Du fond de sa crevasse,
Eclaire en comète...

Décroché du monde,
Cracheur de feu sacré,
Qui décroche la blonde
En sa nuit fleurbleutée...

Qui l'accroche au mur
Du songe avec un clou
De girofle, en pur
Nouveau-né dans les choux...

Il siffle des bulles,
Champagne musical,
Quand la mort hulule
Il est souffleur d'étoiles...

Tantôt jus d'espoir,
Il roucoule aux gosiers;
Tantôt trouble-foire
En pluie de pointillés...

Haut-vol sépulcral
Dans l'éther des chapelles,
Tantôt à cheval
Sur les zébrures d'un ciel...

Cabré pour défier
Par-delà son cristal
Tel clan tel guêpier,
Fiel et foudre sociale...

Il tisse en tarentelle,
Parfum de scandale,
Pour un butin de miel
Sa fleur en cavale.

moon100

EDOUARD

10:47 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook |

12/05/2007

UN COLLECTIONNEUR ETRANGE

 
ZUT36

 

Il chasse à courre les silences pour sa collection de "shut!";

Quand il en a plein la panse, il gargouille au temple en brute.

 

Si les cinq "shut!" et demi suffiront pour aujourd'hui,

Plus tard bouchées doubles mettra pour enfiler onze "bah!".

 

Quand sous les spotlights on s'bat pour des légions de nanas,

Quand de leurs "zut!" brille sa mitraille, il dit "chouette!" et se taille.

 

La Croix des Braves et d'Honneur aux pigeons des catastrophes,

Aux pas d'oie qu'on plume en choeur, il en rit, c'est pour les "bof!".

 

Mais la médaille du beau-frère,

Star des chenilles ouvrières,

Cloue l'orgueil en son poitrail

D'épinglé papillon, aïe!

 

 

EDOUARD

12:11 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook |

IL PLEUT DES CORDES

averses

 

IL pleut des cordes sensibles,

Et j'en suis mouillé tout partout;

Mélodies qui me passent au crible

En mitraillant mes garde-fou...

Inaudibles pour toi qui,

Le coeur ébène à trop fumer

Du pipeau, t'assèches à l'abri

De l'infusion de vérithé.

 

Peux-tu siffler sans préjugés

Mon coulis démasterisé

Par monts et pleines gorgées,

Sans qu'on s'étanche à jamais?

Pourrons-nous renaître au plus fin

De la portée sans clé de-ci,

Sans clé de-là, pour claveseins

Nourriciers de franche hérésie?

cielenfol

 

EDOUARD

 

 

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08/05/2007

A TOI COEUR D'ALBATRE

saintgeorgeterrassantledragon1504aa

 

Les clochards au coeur d'orge,

Clampins de seigle exquis,

Les dragons Nuits-Saint-Georges

Ecorchés dans la suie...

 

Les cracheurs de feu triste,

Chaloupeurs sans le masque

De Merdier Gras, trappistes

Aux étoiles en bourrasques...

 

Les marquis feutrés noir

Se démarquant l'heure H

En fumées-désespoir,

Qui le jour gisent en taches...

 

Les nez Farinelli,

Sniffant leur vie castrée

Par le viol de harpies

Dans la poudre haut-perchées...

 

Je leur souhaite au sens

Propice et figuré,

D'écluser ta lactance

En propres nouveau-nés.

 

 

EDOUARD

 

tomwaitsyu

 

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