29/04/2007

AUTOPSY II

Je naquis d'un orgasme fulgurant,

L'esprit tordu cambré comme en réplique

Aux séismes de câpre et poivre blanc,

Sur un matelas crevé de poux cosmiques.

 

Mon cri losange mort par striangulation,

Cri primal étouffé par les lampions

D'esprits carrés fuyant les bas-côtés,

Annonçait déjà mes crashs embermudés.

 

Je n'acquis le don de déchochotter

Les moulins de mon coeur grand qu'à vingt ans,

Pour moucher la morgue aux pantins moulés

Dans le gaufrier de cons sans poivre blanc...

 

Confisqueurs d'âmes s'enfarinant les vices,

Pompiers pyros, pierrots de lune fielleux,

Confiseurs dealant bâtons de réglisse

Et barbes-à-papa qui ricanaient bleu.

 

Pris d'assaut par les hormones et bouillant

D'impatience à la vue de Blanches-Neiges

D'un blanc cassé par leurs nains de parents,

Je torchai l'anarchie pour d'autres arpèges.

 

Et j'égrenai mes notes en dissonnant

De gaucherie sur d'âpres droitures arctiques,

Me pris les doigts dans les portails clinquants,

Portes ouvertes aux claquettes en pompes à fric.

 

Triangle à cordes, harpe en fer déjà roux,

Coupures au coeur et fils qui se dénudent,

J'ai pété l'aplomb de machines à sous,

Payé crash un strip aux Folies Bermudes.

 

 

 

EDOUARD

 

 

20:22 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

28/04/2007

A TOI, NON PAS TOI, TOI, OUI, C'EST CA!

 
cogneur1

 

Cogneur de vers à soie

Droits, métronomiques,

A soi-disant de toi,

A soie synthétique...

 

Collant remisé,

Bas de gamme et faux cils,

D'un idiome brouté

En méthode Assimil...

 

Prêcheur d'idées reçues

En troupeau docile,

Bourge aux pamphlets qui puent

La conscience tranquille...

 

Guettant d'un air caniche

Lauriers de Césure

Et statues d'Hémistiche

Aux concours d'enflures...

 

Enfileur de lombrics

Libres comme l'air

Aux ventres de tes pairs

Aérophagiques...

 

Ré-actionnaire fossile

Qu'on cote en bulle,

Zéro pointé d'un style

Merdeux que j'encule...

 

Pétroleur de mouettes,

Vieille planche à vapeurs,

Carotteur d'esthète

Voilé gras pilleur...

 

Ta création ne vient

Pas d'un divin souffle,

Mais d'un pet de lapin

Qui tringle en pantouffles.

 

 

EDOUARD

 

 

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25/04/2007

POEME SOBRE D'AMITIE

yeuxmarrons

 

Tu es soleil à ta façon

Quand tu m'accueilles en ta demeure...

Quand l'illustre en morte saison,

L'illustre poire est sans lueurs.

 

Tu es candeur, voix de candy

Pour mes humeurs couleur café;

Bien sûr il est d'âcres jours gris

Où ne suffit le sucrier.

 

Tu es la grâce, et maquillée,

D'un naturel hallucinant;

Ton sourire ample a la beauté

D'un oiseau roi venu d'Orient

 

Tout en éclats de majesté...

Ton âme aux miroirs choco clair

M'avait jadis élecrisé

En un regard, en deux éclairs.

 

Lit floral au jardin secret,

Je voyais sur l'herbe étendue

La belle amitié que jamais

Je n'oublierai, même dans les nues.

 

Mais il fallut me ressaisir,

Et balayer la confusion

Entre symphonie et désir

De t'aimer jusqu'à l'abandon.

 

Reste un choeur à la verticale,

Et c'est déjà pas si mal.

 

 

EDOUARD

11:02 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

23/04/2007

AVEC MA MUSE

AAAAAAATTTTT

 

Ensemble nous couchons

Sur papier crème,

Des mots d'esprit cochons,

Et des "je t'aime".

 

D'un jet sec nous pissons

Au cul du monde,

Et jamais ne baissons

Les yeux de honte.

 

Plume en branle bandons

Un arc-à-rimes,

Et les cons pourfendons...

Où est le crime?

 

Dards aux aguets volons

A tire-d'ailes,

Dans les cruches à frelons

Pour faire du fiel.

 

Au plus profond creusons,

L'âme a ses mines,

Et du charbon broyons

En pauvres rimes.

 

Espoir, nous crèverons

L'abcès du mal

De vivre sans raison...

Et point final

 

EDOUARD

 

10:09 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

21/04/2007

AUTOPSY I

J'avais l'air d'un triste apache

Au parcours mal fléché,

Fumant le calumet, hache

De guerre en mon plumier...

Cultivant des grains de verve,

Il m'arrivait parfois

De sortir de ma réserve,

D'épater le bourgeois...

Mais je fuyais de dégoût

Les rencontres frileuses

Où l'on couvre ses dessous,

Civilités oiseuses...

Mes seuls amis étaient ceux

Qu'on ne rencontre pas...

En mes songes vaniteux,

Ils disaient croire en moi.

Je glandais entre deux marges:

Révolte et léthargie...

Maintes fois je pris le large,

Radeau sur eau-de-vie...

Pour couler dans cet alcool

Des jours bien malheureux;

Ayant perdu femme idole,

J'invoquais parfois Dieu.

J'avais en tête un fouillis

De desseins esquissés

Qui décalquaient  dans l'oubli

Mes projets avortés.

Je rêvais d'une oeuvre immense:

Chita devint King-Kong

En mes infécondes transes,

Et l'attente était longue...

Mes soirs baîllaient de routine,

Aigreurs édulcorées

Par la croyance enfantine

Au bonheur spontané.

Ombre aveuglée de moi-même,

Zappant les vrais soleils,

J'apposais des chrysanthèmes

A mon passé vermeil...

Me saignant aux quatre veines

Poétiques, je ramais

Pour me saborder à peine

A coups de bouts-rimés...

Saborder en ma mémoire

Un merdier de galères;

Ecrire fut un exutoire

Et Valium son compère...

Infirmières en faux-semblant,

Epargnez je vous prie,

Vos talc-shows rétroflashants,

Si jamais je m'oublie.

 

EDOUARD

 

RODINLEPENSD

 

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17/04/2007

SOUVIENS-TOI

bouffonertyu

 

Souviens-toi j'étais rigolo,

Bouffon qui des yeux te bouffais;

Dans mon vin je mettais de l'o-

pium en snobant tes ex-roitelets.

 

Le plaisir des sens était roi,

La plaie c'était vivre à l'étroit

Sans radis, mais j'avais de quoi

T'extraire au lit de l'ici-bas.

 

Puis je sonnais sur blancs feuillets

L'hallali des croix d'autrefois

Quand tes cristaux d'oubli chassaient

Le gris doublé de fièvre en moi.

 

Cris d'oubli dans les draps salis,

Deux coeurs bien clairs, amour-lessive;

Je me revois salace Ali,

Sésame ouvre-toi je salive.

 

Tu suintais jusque dans mes vers

Et corps allongé mouillais l'encre

Avant d'aller te mettre au ver-

tical amour des comptes en banque...

 

Et cueillir des snobs au col chic

Dans les présentations mondaines...

A côté je suis l'as de pique,

Harponneur de tristes baleines.

 

Sombre le rafiot de papier

Où ma folie tu partageais...

Promène-toi, regard altier,

Sur le "trop tard" de mes regrets.

 

EDOUARD

 

bollockssexr

 

 

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MOLLASSONNERIE

offrepppaaa
 
Sofia sans soucis,
Si souvent fati-
guée moi je pleurniche,
Et chienne elle s'en fiche...
Fichu coeur de chiffe
Molle à son corps dif-
férent des canons
De beauté, je fonds...
Je fonce à l'appel
Des bises à la pelle,
Pour m'oublier dans
Ses sables mouvants...
Vampire et meilleur
Qu'un diable j'aspire
Alors la candeur
Des joues cramoisies...
Zig-zag à deux doigts
Du noir isocèle,
Je caresse un bas-
ventre sous dentelles...
"T'es le roi" dit-elle
Entre deux frissons,
"J'ai froid limaçon,
Deviens ma chandelle!"...
Elle s'endort en pé-
tard mouillé sitôt
Fini mon ciné...
Bandomètre à zéro.
 
EDOUARD
 

 

10:55 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |