28/03/2007

A TOI CHERE AMIE CHRISTINE

 

Tu es la mer avec ses atolls et du passé ses requins,

Mais David est ton étoile...

 

Tu es la terre compromise au clinquant d'un peuple élu par Caïn,

Mais David est ton étoile...

 

Tu es la neige aux cristaux d'ange où saignent les aiguilles de sapins,

Mais David est ton étoile...

 

Tu es la piste avec sa corde raide et son funambule incertain,

Mais David est ton étoile...

 

Tu es la bannière au vent flambant neuve et froissée pour un rien,

Mais David est ton étoile...

 

Tu es le ciel constellé de petits désastres au quotidien,

Mais David est ton étoile.

 

 

 

Et toi l'amie, l'étoile aussi,

De sa vie l'étoile de fond,

Qui puise au foyer d'un coeur farci

D'amour ses plus jolis rayons,

 

Je te salue pleine de grâce.

 

 

EDOUARD

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24/03/2007

 MON SUBJECTIF PRESENT

baconTTTTT

 

Avant mon déluge, rien:

Pas l'ombre d'un rondeau,

Pas une pluie de quatrains,

Pas même un vermisseau...

 

Puis la chair se fit verbe,

Chair aux impératifs

Singuliers, verbe aux herbes

Fines en coups de canif...

 

Verbe saignant d'amour

Meurtri, à fond de cale,

Verbe cinglant d'humour

...Surenchère à l'étal.

 

Verbe rose en collant

Au subjectif qui prêche

Le déconditionnement

Des chairs faisandées rêches.

 

Verbe vache en folie

D'abattoir virtuel,

Verbe qui boit la lie

Avant le cru charnel.

 

 

EDOUARD

11:19 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

22/03/2007

FOUETTAGE DE GUEULE

Catho branché cu-pide,

A l'humour gras du bide;

Dindon concupiscent,

Hautain même en pissant...

 

Ton humour a la saveur

Des "bons mots" que tu sers

En hors-d'oeuvre et par coeur

Aux fast-foudres adultères...

 

Rougeaud chasseur au G

PS en tape à l'oeil,

Tu ne peux bien tirer

Ton coup que par orgueil...

 

Et tu bafoues Dyonisos

En fiestas de Mascarade,

Rituel entre deux négoces

Où tes effets sont aussi fades:

 

Complet gris sous chic imper,

Ethique à liasses de pick-

Pocket, en sous-Dagobert

Quand le bon ton l'indique,

 

Tu retournes froc et veste

Avant le lèche-orteil

Des maîtres qui te détestent

Pas tous fringués pareil..

 

Affichant dans tout lieu saint

Un souci des traditions

Que tu fais passer, crétin,

Pour modèle dévotion...

 

Frissonnant au son du glas

Quand le Darfour te laisse de glace,

Iceberg à l'abri des frimas,

Tu frimes un max pour sauver la face...

 

En vérité je te le dis: c'est seulement quand

un coeur cesse de battre, que le tien bat

enfin pour lui.

 

EDOUARD

10:48 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

19/03/2007

L'ESPRIT DE FAMILLE

PANTH7NEAAA

 

L'ongle Sam eut trois neveux:

Plume et Poil et puis Cheveu...

 

Plume avait l'art de monter

Sur ses grands chevaux sans selle,

Cheveu la peur de tomber

Dans la soupe aux vermicelles...

 

Quand Poil était bien peinard

Dans la main d'un chef de gare.

 

Plume un jour dit à Cheveu:

"Redresse-toi nom de Dieu,

Moi j'aurais plus fière allure

Au cul d'une oiselle impure...

C'est la peur d'être coiffé,

Mais tu ne peux y couper...

D'autres avant toi sont tombés

Dans ce tombe-eau qu'est l'évier!

 

Cheveu répondit: "Ma foi,

Aux grands vents comme aux grands froids

j'ai résisté, vois ma neige,

Alors pourquoi m'en ferais-je?"

 

Plume alors se fit sévère,

Dans les cages on ne rit guère:

"Tu sais Tif, les pellicules

N'ont rien de cristaux de glace,

Chétif au quotient de bulle,

Il vaut mieux que tu te casses!".

OEUTGYU

EDOUARD

21:34 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

16/03/2007

LOIN DES VIEUX DRAPS COMPLICES

pommeofloveN
imagesletterqsd

La soirée s'annonce amère au front qui se plisse...

Mise en plis noir-geai pleuré tes clins d'oeil;

Deuil de ma biche au pied leste au fond quel supplice...

Sous plis se décline à l'infini ton orgueil.

 

Mes rancoeurs à ton égard seront lettre morte...

Qu'importe l'heure où tu m'offris de planter

Des jardins de volupté qu'autres bises emportent...

Seul te reste le chiendent pour m'évoquer.

 

Tu m'as planté comme un saule éploré sans choix,

Pour suivre ton  fleuve altier nappé de  bromure...

Un soir y mis les "voilà fini" mais te noient

Les remords voilés d'une impossible luxure.

 

Ta vie n'est que luxe et confort aseptisants,

Loin des vieux draps qu'on plisse en tenue d'Eve...

Et s'il te faut remordre à contre-coeur dedans,

N'apporte pas le trognon pollueur de rêves.

 

EDOUARD

 

trognonpommeqqqsss

 

18:00 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

13/03/2007

AUX CONNARDS QUI S'IGNORENT

  

Voici venue l'ère du blaireau,

Muscu standing air intello...

Sacrifions le fond à la forme,

Au diable la conscience hors normes!

 

Dissimulons pudiquement

Sous le boisseau des bienséances

Nos perversions nos sentiments

Plats, les Gainsbourg nous font offense!

 

De nos chefs aimons les idées,

Le plus fourbe a bien décidé...

Tant qu'il nous offre du boulot,

Rampons sous lui, rouge ou facho!

 

Et pions sur un grand échiquier,

Avec un oeil sur nos chéquiers,

Coulons-nous dans les plus beaux moules,

Bateaux sobres, craignons la houle!

 

"Bateau": le qualificatif

De nos berceuses préférées;

Feignons parfois, cerveaux chétifs,

D'avoir un faible pour Ferré

Quand le gratin loue ses délires;

Et si l'on croise un vieil anar',

Surtout ne pas le contredire,

Mais restons sourds à ses bobards!

 

Des canards lisons les manchettes

Pour meubler nos conversations

Misérables, on n'est pas des bêtes,

Le geste compte alors versons...

 

Des larmes de croco pour l'Afrique

Maigre et l'ozone, clous de l'info,

Mais si des blacks cherchent le fric

Et taillent nos zones: vade retro!

 

Partons vers les pauvres contrées

Pour nous initier au tennis,

Grâce au Club Méditerrannée,

Trous de balle et feux d'artifice!

 

Blaireaux soyons et fiers de l'être,

Envoyons le naturel paître!

 

Au nom du prospère, de l'artifice,

Et du simple d'esprit...

 

 

EDOUARD

 

 

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11/03/2007

FOLIE DOUCE EN COMI-TRAGIC STRIP

EDOUARD898

Joli noeud papillon

Ce soir s'est envolé

Faire un tour au plafond

D'une étrange araignée...

 

Alors mon chapeau buse

A plumes l'a imité,

J'ai ouvert les écluses,

Et le blues a régné...

 

Quand ma queue d'hirondelle

Est allée se greffer

Quelque part sous le ciel

A l'oiseau mutilé...

 

Et mon froc rouge immense

A pattes d'élé-faon

S'est démis de démence:

Il se croit cerf-volant...

 

Puis mon slip kangourou

Se fit la belle à cloche-

pattes au-dessus des trous

Noirs du blues en bouloche.

 

Seules mes pompes à pompons

Fidèles m'étreignent aux pieds,

Me donnant l'air plus con;

C'est le strip d'un clown largué.

 

 

EDOUARD

 

 

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