28/02/2007

A MES EX-PETITS COQS CHEFS

 

coqcoq

 

De bois j'avais souvent la gueule,

Mais pas la langue et ça fait tache!

Auprès d'un tas de fumiers seul

J'ai picoré trop de mots lâches...

 

Pour les coqs en chorale aux grains

De laideur maquillés de pleurs,

J'étais fin prêt pour le sapin,

L'ultime et plus sobre demeure...

 

Coma de fausse alcoolémie,

J'ai dégusté jusqu'à plus faim

L'inachevée sympaphonie

D'un orchestre de chérubins...

 

Mais resc-happé in extremis

Par le train-train chirurgical,

J'ai bien envie de crier bis-

Touri deviens mon crève-chorale...

 

Que je décoche à poumons pleins

Mes pointillés d'orgue céleste

En voix plus pointue qu'un fusain

Pour dé-crêter les immodestes!

lovertuy

EDOUARD

10:57 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

26/02/2007

JALOUSIE

  JALOUSIE

 

I

 

 

La nuit je bâtirai un  grand château de cartes,

Et t'y enfermerai de peur que tu ne partes;

Alors je retiendrai mon souffle d'éreinté

Par tout ce vain labeur empreint d'absurdité...

Lasse, tu viendras te suicider dans mes rêves

Pour accorder au noir supplice un blanc de trêve;

Il est hélas des impossibles jalousies

Qui font perdre la carte...sans trouver l'amnésie.

 

 

II

 

J'irai m'éclipser dans mes châteaux en Espagne

Si l'obsession de te perdre à nouveau me gagne;

Des fabuleux portails je baisserai les herses,

Sans redouter le froid bleu ni la folle  averse...

Averse d'archers rivaux, averse d'injures,

Aversion sans fondement pour coeur sans armure;

Puis las d'être cocu reclus dans mes chimères,

Je passerai de l'oubliette aux meurtrières...

Et ta froideur et tes manoeuvres de vipère

Verront de quel bois se chauffe un sagittaire;

Archer dans le désastre invincible en décembre,

Malheur à l'esprit pour qui tes reins se cambrent!

 

EDOUARD

18:14 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

25/02/2007

TOUT EN FINESSE

Je vous salue massive

Pleine de grâce...

Quand vous êtes lascive

Et de guerre lasse...

 

Quand vous donnez votre corps

A la science consommée

De celui qu'hier encore

Vous jugiez si gonflé...

 

Votre pieu maudit ces kilos

Qui vous pèsent sur le moral...

Le mien, hardi comme un drapeau

Lunaire, est chambré cinq étoiles...

 

Je compatis à votre détresse

Onctueusement féminine...

Et sachez que vos caresses

Pour moi sont les plus fines!

 

EDOUARD

 

17:36 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

22/02/2007

A MON EX- MUSE (et sans excuses)

KDAUBY22

 

Je peins le silence

A mes heures perdues

La toile est garance

Mes lèvres cousues

De fil à couper

Le souffle à maints ven-

Triloques avinés

Cousus de fil blanc...

Car leurs marionnettes

Ont bien moins d'attraits

Serpents à clochettes

Qu'un bémol effraie...

Ils parlent du bide

Au fond c'en est un

Parlent dans le vide

Et je reste à jeûn...

Le pinceau trempé

Pour mieux te croquer

Dans le rouge amer

D'un silence de guerre

 

 

EDOUARD

10:41 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

18/02/2007

OISEAUX PRECOCES

birdya

Les oiseaux qui parlottent

A tue-tête

Dans la corniche et bougeottent

Sous ma fenêtre

En ont des choses

A se raconter

Sans syntaxe et sans prose

Et sans souci de liberté

Y a rien à comprendre

Quoi de plus beau

Rien à croire rien à vendre

Au bazar des oiseaux

Comme un brouhaha dans les aigus

Qui me fait rire aux nues

De mon lit sans ciel

Et sans les anges à ficelles

Qui vont des kilomètres en saccharine

A la ronde ailée des comptines

Qu'on m'a gagazouillées

L'espoir en musette

Quand je n'étais

Qu'un bébé buse en fait

 

EDOUARD

14:03 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

17/02/2007

FLEURS D'INTERIEUR

 

Toi qui sais les fleurs

Et les bénis

En les chantant;

Toi qui sais par coeur

Les fleurs d'esprit,

Les fleurs des champs;

Toi qui serres en pleurs

Le pissenlit

Des malvoyants;

Leur sers un bonheur

En eau-de-vue

S'il fait crevant;

Cercles de couleurs

Leurs yeux battus

Quand hurle vent:

 

Bleuets d'outremer

Pour les yeux gris

Des fleurs pépères,

Fleurs d'établis...

Iris en printemps

Soixante-huitard

Aux grincheux flans,

Fleurs de boudoir...

Audibles pensées      

Sur papier flash

Aux fendus lâches,

Fleurs de WC...

Passeroses à mouchoir

Pour les yeux tristes

Des fleurs autistes,

Fleurs de parloir...

Clochette et pâquerette

Pour les yeux durs

Sourds aux mouettes,

Fleurs d'embrasure...

Lys entrelacés,

Dégelée royale,

A l'oeil chambré

En cave nuptiale...

Dalhias composés

Aux cristallines

Voix dévoilées,

Fleurs de vitrine...

Chant de corolle

Quand moi si sol,

Mirettes blafardes,

Fleurs de mansarde...

Strip coquelicoquin

Pour le youpin

de fantaisie,

Fleur de ma vie...

Reste telle quelle

En ce réduit

Qu'est mon esprit:

Une IMMORTELLE!

 
 
EDOUARD

 

11:33 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

10/02/2007

JUSTE UN MOT

rose bleue1

M'écrire un petit mot

Ca ne t'engage à rien

Pas du Victor Hugo

Un mot c'est déjà bien...

Pour savoir si j'existe

En ton coeur par éclairs

Ton coeur ce trapéziste

Ebloui par les airs

De fanfarons sans gloire

De tombeurs, âme hirsute

Ta joie fait peigne à voir

Plus dure sera la chute...

D'un jet plein d'élégance

Ou plic-ploc en brouillon

Envoie-moi tes urgences

Tes points de suspension...

Tes espoirs tes chimères

Et les réminiscences

Au goût de citron vert

Pardonnons nos offenses...

Des mots nous en avions,

Plus souvent bombardiers

Qu'avions de papier, cons

Nous étions d'oublier

Qu'un jour ça finirait

Par tout gommer d'un trait...

D'union ne plus parler

Juste un mot d'amitié

 

EDOUARD

 

 

 

 

17:48 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |