08/02/2007

VA-ET-VIENT DANS L'AMITIE

clown25

J'étais le clou des soirées qui s'étalent,

M'extirpant sec pour ajourer vos nuits

De mise en bière et vous crever la dalle,

Dispenser la faim, la rage et l'envie.

 

Mais vos jours morts-nés des mots m'ont vidé,

Vermifugé comme un faux moribond

Au masque clinique en pitié mâchée

D'un César affranchi du rubicond.

 

Le pourpre de mes joues s'en est allé

Dans les vapeurs de gloriole éphémère;

Et je me vis statufié, compressé

Tel un césar donneur de sang polaire.

 

Pressé certes non, mais un zeste comme

"Bonjour", la lune, un manche, une baleine...

Un fier à bras raccourcis, rien qu'un homme

Au sang coulé dans le bonze en déveine.

 

Et tous ces longs vers dont je me déleste

Pour me délecter nu sans camisole,

Et ces barreaux bien frappés de dix pieds

Dans l'univers anesthésié m'isolent.

 

Pardon les amis, je hurle pardon;

Et Danaïde en vos déserts sans fonds

Je remets pour griser vos oraisons

Un pif rouge, des gants de contrefaçon.

 

 

EDOUARD

18:14 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

Magnifique !

J'adore.

Merci.

Écrit par : Rafaël | 08/02/2007

J'avais lu "ces vers dont je me déteste" et je trouve que ça te va mieux que dont je me déleste

Écrit par : Barnabée | 08/02/2007

Merci Jolie poésie que tu fais !!!

En tout cas merci pour ton passage sur mon blog.

Écrit par : 1Cognito | 09/02/2007

Bonjour Edouard... Très Beau Texte
Juste un petit passage d’amitié pour te dire
Bonne fin de semaine en attendant le repos du week-end.
Gros bisous douceur et à bientôt

Écrit par : Chadou/Yes | 09/02/2007

Bonjour, jolie déclinaison de mot.
Je te souhaite un agréable week-end.

Écrit par : SOLEDAD | 09/02/2007

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