19/01/2007

AUTOPORTAIT

 

Dépeignez-moi comme un raté,

Un morbac, un sans-grade,

Vous risquez le touché coulé

En deux temps trois tirades!

 

Mais je m'en tape en cloche et bois

Mes tintinnabulles,

Frimesautier, plane sur mes gravats,

Peacelové de tulle.

 

Tout raté sauf ma fantaisie!

Et que d'emplâtres usés!

Pour mes zero panser j'essuie

Des ombres en voix lactée.

 

Tel un fou chantant les mammelles

De l'amère platitude,

Je zéphyre aux collines un bel

Canto en interlude.

 

Puis j'attaque mon train-train postal

Où le charbon se broie

En lettres vouées au fanal

Pour y voir clair, j'ai froid..

 

Mes flirts s'aiguillent à fricoter,

Mais ça sent le sapin

Dès le départ en champ' sifflé,

J'entends gifler la fin!

 

EDOUARD 2006


11:21 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Ravie, De retrouver votre plume agile après le "pissenlit dépressif" J'ai eu peur un instant que votre veine créatrice ne coule dans le désespoir...

Amicalement
Marie

Écrit par : Marie Lanson | 19/01/2007

des calottes!! ma mère t'en aurait donné à profusion , garnement .......rire

Écrit par : cantaines | 22/01/2007

il est terrible, terriblement drôle, au point que vois : je l'imagine.
T'embrasse lil' Ed
Sab.

Écrit par : Sabrina | 05/12/2007

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