17/09/2006

INDOLENCE

Ma vie est jonchée d'amours mortes
...Et l'automne me va bien;
En belle saison tel un cloporte,
Je me cache et ne pense à rien...
Je fuis robes et filles légères
Comme fétus de paille,
Oiseaux-lyres qui m'allumèrent,
Feu l'épouvantail...
Tombe ma nuit, viennent ces corps beaux
Partouzer sur les cendres
Du non-fumiste en lambeaux,
Hier sapé d'illusions tendres...
Dans ma solitude imposée
Je m'exerce à l'indolence;
Libre à vous harpies zélées,
De n'y voir que pénitence.
 
EDOUARD 1993

20:36 Écrit par Edouard dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

ILLUSTRATION "AUTOPORTAIT EN SMOKING" Beckmann,Max 1884-1950 Deutschland

Écrit par : Edouard | 20/09/2006

L'autoportrait, c'est toi quand tu seras vieux ?
" Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,/Assise auprès du feu, dévidant et filant,/ Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant : " me célébrait du temps que j'étais belle" !(Ronsard, Sonnets pour Hélène)

Écrit par : Michel Bailleux | 26/09/2006

C'est joliment dit ! J'aime particulièrementles corps beaux venant partouzer sur les cendres du non-fumiste en lambeaux, hier sapé d'illusions tendres ... Mais rassure-toi, il faut être positif, à travers tes textes, je te vois renaître, tel un phoenix, de ces cendres

Écrit par : Michel Bailleux | 26/09/2006

Je t'ai connu quand ta plume était tarie et, à travers l'écriture, les ateliers que j'organisais et où ton talent explosait en mille feuilles appétissantes, tu es revenu à la vie littéraire qui avait perdu momentanément un de ses esthètes
victime des claques de l'existence

Écrit par : Michel Bailleux | 26/09/2006

Michel Michel Bailleux, prremier prix de poésie à Paris, m'a en effet redonné goût à l'écriture en insistant pour que j'assiste à son atelier d'écriture quand j'étais au 36ème dessous. Je l'en remercie vivement

Écrit par : Edouard | 26/09/2006

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